07/04/2005

Pièce en cinq actes

Acte 1 :

En avril 2004, on apprenait que le déploiement du radar MARSIS de la sonde européenne Mars Express a du être reportée à cause d'un problème qui pouvait survenir lors de la libération des deux principales antennes du radar.
Pour rappel, ce radar doit sonder le sous-sol de la planète rouge à la recherche d’éventuelles couches de glace voire d’eau liquide et ce sur une profondeur de quelques kilomètres.

Acte 2 :

En février 2005, on apprend q'après 8 mois de simulations et d'enquêtes techniques, l'ESA a finalement donné son feu vert pour le déploiement du radar MARSIS au mois de mai de cette année.

Acte 3 :

Quelques jours après que l'Agence spatiale européenne ait donné son feu vert au déploiement du radar MARSIS, elle annonce la découverte d'une mer congelée sous la surface de Mars. La mer pourrait s'étendre sur près de 900 km de long sur 800 de large et serait profonde d'environ 45 m.

Acte 4 :

En mars 2005, on apprend que la récente découverte des vestiges d'une mer gelée ne sera pas confirmée par le radar MARSIS car pour pouvoir détecter l'océan gelé, il faudra que ce dernier s'enfonce dans le sol sur plusieurs centaines de mètres. Si les supposés icebergs n'ont qu'une hauteur de 45 mètres, ils resteront invisibles au radar, et Marsis ne pourra donc pas confirmer la découverte des scientifiques.

Acte 5 :

Quelques années avant Mars Express, la sonde américaine Mars Global Surveyor avait filmé cette zone. Après avoir été tentés par l'hypothèse glaciaire, les astronomes américains ont conclu qu'il ne pouvait s'agir que de laves. Vexation d'être passés les premiers et de n'avoir pas tiré la bonne conclusion ? Dans Science du 4 mars, ils opposent un front unanime aux interprétations de l'équipe européenne. John Murray, lui, persiste : "Il ne peut pas s'agir de lave." Il puise sa conviction dans le fait que la zone controversée semble s'être affaissée d'une quinzaine de mètres. Ce qui est a priori plus facile à expliquer s'il s'agit de glace, qui aurait pu se sublimer ou fondre dans les sous-sols de la planète. Les Américains considèrent, eux, qu'une partie du magma a pu glisser sous une croûte solide.

Faut pas vous faire un dessin, il risque bien de falloir patienter jusqu'à l'arrivée au-dessus de la planète, de la sonde américaine Mars Reconnaissance, et de son radar SHARAD, mieux adapté aux faibles profondeurs, pour déterminer la nature de l'étendue...la suite au prochain acte!!!

19:40 Écrit par Snork | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |