30/01/2005

En route vers Victoria

Ça fait maintenant plus d'un an que les deux rovers Spirit et Opportunity se baladent à la surface de Mars avec pour l'un la découverte de présence de goethite (minerai issu de l'oxydation des roches par l'eau) et pour l'autre, suite à la découverte du rocher Esher, de déterminer l'existence passée d'eau sur Mars. C'est sûr cette fois ? :-)
Après avoir quitté le cratère Endurance, fait le tour du bouclier thermique, dégoté une météorite, Oppurtunity se dirige maintenant vers le cratère Victoria avec au passage la visite du cratère Vostok.
Spirit lui, avec plus de 4000 mètres au compteur, continue l'exploration des Columbia Hills.

18:01 Écrit par Snork | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/01/2005

La vie sur Mars est-elle envisageable ?

D'aucuns diront que non étant donnée les conditions climatiques extrêmes qui règnent à la surface de Mars (pression atmosphérique, peu d'oxygène, fortes doses de rayons cosmiques, etc...).

Et pourtant, la vie est tout à fait capable de s'adapter aux conditions les plus extrêmes sur Terre alors pourquoi pas sur Mars ?

Le tardigrade par exemple, champion de la résistance en milieu hostile, peut entrer en cryptobiose (état de suspension de l'activité biologique) et résister alors à des températures entre -200°C et 115°C puis reprendre un métabolisme normal après des siècles voire des millénaires.

La bactérie Deinococcus Radiodurans survit elle à 1500 fois plus de radioactivité qu'un être humain, bien que son génome se brise, elle parvient néanmoins à le reconstruire en quelques heures.

Un microbe unicellulaire surnommé Strain 121 respire du fer pour transformer sa nourriture en énergie et peut survivre à une température de 130°C.

Les bactéries chimiolithotrophes tirent leur énergie de l'oxydation de composés minéraux et utilisent le CO2 ou les carbonates comme source de carbone pour produire leurs constituants cellulaires.

Comme on peut le voir, ces micro-organismes qualifiés d'extrêmophiles ont développé des stratégies qui leur permettent de survivre dans des environnements extrêmes. C'est pourquoi il est admissible la présence d'autres formes de vie ailleurs dans l'univers et notamment sur Mars.

12:25 Écrit par Snork | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/01/2005

Rififi à l'Agence Spatiale Européenne

Un peu après la découverte de méthane mis en évidence par le spectromètre de la sonde Mars Express, ce même spectromètre aurait détecté cette fois des traces d'ammoniac dans l'atmosphère martienne d'après un article de la BBC.
Cette information date un peu mais elle a une suite bien curieuse que je vais vous raconter!
Il faut d'abord savoir que l'ammoniac (NH3) plus encore que le méthane indiquerait une possible origine biologique, c'est donc très important, une vie microbienne existe peut-être sur Mars actuellement!
L'histoire aurait pût s'arrêter là si après l'annonce du professeur Vittorio Formisano, scientifique responsable du spectromètre de Fourier (PFS), quelques jours après ne fasse un démenti et publie dans le magazine scientifique Nature qu'il n'a pas détecté de l'ammoniac sur Mars.
Un autre scientifique, Mike Mumma, a dit que son équipe a passé dix ans à rechercher l'ammoniaque et ne l'a jamais trouvé, et que Formisano ne peut pas le détecter parce que l'instrument de Mars Express ne le permet pas.

Pourtant le site de l'ESA publie le contraire, le spectromètre a bien détecté de l'ammoniac (NH3)!
J'espère d'autres nouvelles dans les prochains jours sur cette découverte et je vous souhaite à tous une bonne année terrienne 2005.

04:55 Écrit par Snork | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |