09/06/2004

Mars dans la littérature

Comme je l'ai écris dans un article précédant, la découverte de Phobos et Deimos, les deux lunes de Mars ont été découvertes
par Asaph Hall en 1877.
Mais voici un passage de Micromégas, un conte philosophique écrit par Voltaire en 1750 :

« En sortant de Jupiter, nos voyageurs traversèrent un espace d'environ cent millions de lieues et côtoyèrent la planète de Mars. Ils virent deux lunes qui servent à cette planète, et qui ont échappé aux regards de nos astronomes. Je sais bien que le docteur Castel écrira contre l'existence de ces deux lunes; mais je m'en rapporte à ceux qui raisonnent par analogie. Ces bons philosophes-là savent combien il serait difficile que Mars, qui est si loin du Soleil, se passât à moins de deux lunes. Quoi qu'il en soit, nos gens trouvèrent cela si petit qu'ils craignirent de n'y pas trouver de quoi coucher, et ils passèrent leur chemin. »

Et un autre tiré de l'oeuvre de Jonathan Swift dans Les Voyages de Gulliver en 1720 :

« Les astronomes de ce pays passent la plus grande partie de leur vie à observer les corps célestes, avec des lunettes fort supérieures aux nôtres. Ayant poussé leurs découvertes beaucoup plus loin que nous, ils ont découvert deux étoiles inférieures, ou satellites, qui tournent autour de Mars. La plus proche de la planète est à une distance du centre de celle-ci équivalente à trois fois son diamètre, et la plus éloignée à une distance de cinq fois le même diamètre. La révolution de la première s'accomplit en dix heures, et celle de la seconde en vingt et une heures; de sorte que les carrés des temps sont dans la proportion du cube des distances, ce qui prouve qu'elles sont gouvernées par la même loi de gravitation qui régit les autres corps célestes. » 

Etonnant vous ne trouvez pas ? Pour continuer, voici ma source

17:23 Écrit par Snork | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.